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les amours, la poésie &  l’ analyse

Les amours, la poésie et l’ analyse, trois univers inséparables
formant son cœur


Les amours sont de tous les assaisonnements

Les Amours, la Poésie et l’Analyse vont bien ensemble : les Amours en poèmes, les Amours analysés, des proses analytiques, etc.
Entre étés trop chauds et hivers glacials, j’aspire à un printemps doux et tendre, aux fleurs offertes sous un boulot. Les Amours romantiques – grand A – et les amours réels – petits a – se mêlent à toutes les saisons. Il faut les cuisiner avec les mots de l’amour authentique, dans des silences apaisés. L’amour vrai-authentique est création ; des mots justes  à l’acte reconnaissant se créent les amoureux. Sans clivage, non sans dispute. Des amours gâchés comme plâtre ou réussis dans la joie, je vais, je viens, les souvenirs en main. C’est ainsi que je me relie. Et je tisse des liens avec Ronsard, Paul Verlaine ou Aragon. Avec eux, loin de tout amour en ces temps de décomposition-désorientation, je pense à cette citation de Lacan :


« L’amour, c’est donner ce qu’on n’as pas à quelqu’un qui n’en veut pas ».

Terrible ! Les illusions de l’Amour grand-A, romantiques, volent en éclats ; l’amour petit-a tel qu’il est en nous, mal foutu, est refoulé. Ainsi se définit le manque. Alors, des Amours, de la Poésie et de l’Analyse, qu’en faites-vous ?

La poésie en un seul souffle

Les Amours, la Poésie et l’Analyse – trois univers – se déclinent les uns dans les autres. Inséparablement.
Adolescent, j’ai découvert des chanteurs tels Léo Ferré, Georges Brassens ou Jean Ferrat sans les écouter encore comme des poètes à cause de la musique qui accompagnent leurs textes, les recouvrait en quelque sorte. Pourtant, c’est avec eux que j’ai ressenti l’élan d’écrire, sans pouvoir aligner un seul vers sur le papier. Puis vinrent Rimbaud, Aragon, d’autres et derechef : l’angoisse de la feuille blanche. J’ai écrit mon premier poème à l’âge de cinquante cinq ans, en vingt, vingt cinq minutes, après avoir vécu un traumatisme au cours duquel j’ai tapé, tapé, encore et encore, sans rien voir de ce qui s’inscrivait sur l’écran, sans penser ni réfléchir. Un peu plus tard, heureux hasard, j’ai découvert cette phrase d’Aragon :


« On pense à partir de ce que l’on écrit et pas le contraire ».

Quelle leçon heuristique ! Quel camouflet à ces professeurs proférant l’injonction opposée : Pense et tu écriras ! Depuis ce jour faste, j’écris des poèmes en un seul souffle, sans plus me soucier des copies rendues blanches, du rouge des évaluations humiliantes.

L‘analyse

Les Amours, la Poésie et l’Analyse sont de même parenté. Parents, frères ou cousins, ils parlent une même langue, mais pas le même langage. Se succèdent alors des incompréhensions, des malentendus dit-on, des disputent et des ruptures. Séparés ou restés proches, ils ont le même amour des mots, des mises en phrases et de toute sorte de figures de styles aux noms parfois étranges.
Pour l’amour, la poésie et bien d’autres choses j’ai dû m’aventurer dans un voyage au long cours sur un divan, discrètement accompagné. Là, j’ai appris à jouer avec les associations, découvert que leur fil souvent de fer, parfois de soie, exprimaient des souffrances. Les années sont passées sans avoir pu me dégager de mon pessimisme triste que j’aurais voulu gai ; le monde me paraît peu propice pour faire vivre cette qualité. Écrivant, j’ai décidé de témoigner de mon travail analytique en des formes variées : poèmes, prose, texte théorique. C’est que la vie n’est pas présentable en un seul genre, il lui faut la diversité des manières de dire. Alors, à vos plumes, j’ose le dire en ces temps où écrire c’est taper. Gare à ne pas trop en perdre, à moins qu’écrire soit pour vous une mise à nu !

« Le poète est celui qui prête l’oreille à ce qui, en lui, parle plus bas que lui-même. » – Francis Jammes


Je vous souhaite d’intéressantes promenades.